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Consultations longues 2026 : optimiser son agenda sans allonger ses journées

12 janvier 2026

assistance téléphonique médecin

L’entrée en vigueur des nouvelles cotations au 1er janvier 2026 est une bouffée d’oxygène attendue par la profession. La création des consultations longues (GL) valorisées à 60 € pour les patients de plus de 80 ans reconnaît enfin la complexité de la gériatrie en ville : sortie d’hospitalisation, déprescription ou dossier APA.

Mais soyons lucides : si cette revalorisation est une victoire tarifaire, elle peut devenir un piège organisationnel. Comment intégrer ces actes chronophages sans déstabiliser le flux des urgences quotidiennes ni finir ses journées à 22h ?

Chez Medicall, nous anticipons ce virage depuis plusieurs mois. Voici notre analyse pour transformer cette opportunité en réussite.

Le piège du « fil de l’eau »

L’erreur à ne pas commettre serait de laisser ces motifs de consultation se glisser n’importe où dans l’agenda, comme des consultations classiques. Une consultation de « déprescription » ou de remplissage de dossier APA ne s’improvise pas entre deux angines. Si elle n’est pas anticipée, elle génère un retard en cascade qui exaspère la salle d’attente.

La stratégie des créneaux sanctuarisés

La clé réside dans la sectorisation de l’agenda. Plutôt que de subir ces demandes, il faut les piloter. Nous recommandons à nos praticiens de définir des plages horaires spécifiques (par exemple, le mardi et jeudi après-midi de 14h à 15h30) dédiées à ces actes complexes.

C’est ici que le télésecrétariat médical prend tout son sens : notre rôle est d’orienter ces demandes énergivores vers ces zones « tampons », préservant ainsi le reste de la semaine pour la médecine de soins aigus.

Le filtrage qualifié : la plus-value humaine

Un agenda en ligne, aussi performant soit-il, aura du mal à distinguer une « visite de routine » d’une consultation éligible à la cotation GL. Le patient, lui, ne connaît pas la nomenclature. Il dira simplement « Je viens pour mes médicaments » ou « Je sors de la clinique ».

C’est à ce moment précis que le télésecrétaire médical devient un assistant clinique.

Le questionnement ciblé

Nos équipes sont formées pour détecter les signaux faibles lors de la prise de rendez-vous :

  • « Vous sortez d’hospitalisation ? Il y a moins de 30 jours ? » (Identification du code GL1)
  • « S’agit-il de remplir le dossier pour l’aide à l’autonomie ? » (Identification du code GL3)
  • « Avez-vous besoin de revoir l’ensemble de vos traitements avec le docteur ? » (Identification du code GL2)

Ce filtrage précis permet deux choses : bloquer la bonne durée (souvent 30 à 45 minutes) et surtout, vérifier l’éligibilité pour éviter au médecin de passer du temps sur un acte qu’il ne pourra pas coter correctement.

La préparation en amont : gagner du temps de soin

Une consultation longue est rentable si le temps est consacré au soin et à la décision, pas à la recherche de papiers.

Le secrétariat médical à distance ne se contente pas de poser le rendez-vous. Pour ces consultations à 60 €, nous effectuons un travail préparatoire indispensable :

  • Rappel des pièces : Nous insistons auprès du patient ou de sa famille pour qu’ils apportent impérativement le compte-rendu d’hospitalisation, les dernières ordonnances ou le dossier APA pré-rempli.
  • Sensibilisation : Nous expliquons que ce rendez-vous est spécifique et demandera de la concentration, ce qui valorise l’acte aux yeux du patient.

Les consultations longues de 2026 sont une excellente nouvelle pour la qualité des soins, à condition de ne pas les subir. L’équation est simple : pour qu’une consultation à 60 € soit pertinente, elle doit être parfaitement qualifiée et planifiée. C’est la mission de Medicall : filtrer le flux pour que vous puissiez vous concentrer sur votre cœur de métier, la médecine, sans sacrifier votre équilibre personnel.